Savoir d'où vient chaque fève, sous peine de perdre le marché européen. Le Conseil du Café-Cacao et le géant suisse Barry Callebaut nouent un partenariat de recherche et de traçabilité.
Publié le 9 octobre 2026 à 12:00 — mis à jour le 9 octobre 2026 à 20:02

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Savoir exactement de quelle parcelle vient chaque fève de cacao : c'est devenu une question de survie commerciale pour la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial. Le Conseil du Café-Cacao et le géant suisse Barry Callebaut viennent de s'accorder sur un partenariat de recherche et de traçabilité, selon Abidjan.net.
L'accord doit renforcer un dispositif déjà en rodage depuis un mois, dont les premiers résultats sont jugés encourageants par les émissaires de la direction générale du Conseil, rapporte l'Agence ivoirienne de presse. De son côté, Fraternité Matin rappelle que le Conseil défend son système de traçabilité face à certaines critiques venues du terrain, notamment sur sa lourdeur pour les petits planteurs.
L'enjeu dépasse la relation entre Abidjan et un seul chocolatier. L'Union européenne exige désormais une traçabilité complète du cacao importé, sous peine de fermer purement et simplement son marché aux fèves dont l'origine ne peut être prouvée. Un règlement qui menace directement les revenus de millions de familles de planteurs ivoiriens. Chaque accord de ce type est donc aussi une course contre une échéance réglementaire fixée à l'extérieur du continent.
Reste la question de fond que pose Agence Ecofin : la transformation locale du cacao, encore marginale en Côte d'Ivoire malgré des décennies de discours sur la valeur ajoutée, progressera-t-elle enfin grâce à ces nouveaux partenariats de recherche ?
La traçabilité imposée depuis l'Europe va-t-elle enfin forcer la Côte d'Ivoire à transformer son cacao chez elle, plutôt que de continuer à exporter sa matière première brute ?
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