Neuf heures d'audience à huis clos pour trancher un match déjà joué. Le TAS a entendu le Sénégal et le Maroc dans le feuilleton de la finale contestée de la CAN 2025.
Publié le 9 octobre 2026 à 11:59 — mis à jour le 10 octobre 2026 à 02:44

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Neuf heures d'audience à huis clos, de 9h30 à 15h, pour trancher un match déjà joué. Le Tribunal arbitral du sport a entendu, mercredi à Lausanne, les arguments du Sénégal et du Maroc dans le feuilleton de la finale contestée de la CAN 2025, selon Médias24.
Tout est parti d'une décision de la commission d'appel de la CAF, qui avait déclaré le Sénégal battu par forfait et attribué la victoire 3-0 au Maroc. Les Lions de la Teranga, eux, assurent avoir remporté la rencontre 1-0 sur le terrain, rapporte Le Brief. La Fédération sénégalaise a saisi le TAS pour faire annuler ce forfait et récupérer le titre continental.
Face à un panel de trois arbitres présidé par le Français Gérald Simon, avec l'Italien Luigi Fumagalli désigné par le Maroc et l'Allemand Ulrich Haas choisi par le Sénégal, les deux fédérations ont plaidé leur dossier une dernière fois, précise Pressafrik. L'affaire est désormais mise en délibéré. Aucune date n'a été annoncée, le panel disposant d'un maximum de quatre mois pour notifier sa décision.
Au-delà du sport, c'est la crédibilité des instances du football africain qui se joue à Lausanne. Qu'une finale de CAN se règle finalement devant une juridiction suisse, et non sur la pelouse ni dans les salons de la CAF, dit quelque chose d'inquiétant sur la capacité du football continental à trancher ses propres litiges sans sortir du continent.
Quel que soit le verdict, une question restera : le football africain peut-il un jour juger ses propres finales sans attendre un tribunal basé en Europe ?
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