Entre le 24 septembre et le 3 octobre, la Côte d'Ivoire va faire vivre trois stades du pays, ceux-là mêmes construits ou rénovés pour la CAN 2023.
Publie le 11 septembre 2026 à 15:30 - mis a jour le 12 septembre 2026 à 02:16

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Trois matches. Trois villes. Trois stades qui, il y a trois ans encore, n'existaient que sur des plans d'architectes.
Le calendrier des éliminatoires de la CAN 2027 a fixé le sort des Éléphants pour la rentrée, rapporte Connection Ivoirienne. Le 24 septembre, la Côte d'Ivoire reçoit le Ghana au Stade de la Paix de Bouaké.
Cinq jours plus tard, le 29 septembre, elle affronte la Somalie au Stade Félix-Houphouët-Boigny d'Abidjan-Plateau. Ces deux rencontres comptent pour le groupe C des qualifications, aux côtés du Ghana, de la Gambie et de la Somalie, précise Yeclo, qui rappelle que les deux premières places de chaque poule ouvrent la voie à la phase finale prévue au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, du 19 juin au 17 juillet 2027.
Le 3 octobre s'ajoute un troisième rendez-vous, à Ebimpé cette fois, contre le Cameroun. Ce match-là n'entre pas dans le décompte des points. C'est un amical, calé entre deux fenêtres internationales pour garder le groupe en rythme.
En douze jours, le Stade de la Paix, le Félix-Houphouët-Boigny et le Stade olympique Alassane Ouattara vont tous vibrer. Trois enceintes héritées de la CAN 2023, quand la Côte d'Ivoire avait fait le pari, coûteux, de construire au-delà d'Abidjan. Bouaké, Korhogo, San Pédro, Yamoussoukro : le pays voulait que le football irrigue tout le territoire, pas seulement la capitale économique. Faire jouer les Éléphants à Bouaké en pleines éliminatoires, c'est la preuve que ce pari continue de payer.
C'est là que se joue l'après-CAN, celui qu'on ne filme jamais autant que la fête de 2024 : des stades qui ne dorment pas, des villes de l'intérieur qui redeviennent des étapes du sport continental, une jeunesse qui n'a pas besoin de prendre le car pour Abidjan pour voir jouer sa sélection.
L'Afrique de 2050 se construira aussi par ces détails : des infrastructures qui servent après l'événement qui les a fait naître. Combien de pays hôtes de grandes compétitions peuvent encore dire la même chose, dix ans après ?
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