La COLCC lance Septembre en Or 2026 pour améliorer le dépistage des cancers pédiatriques, alors que le taux de guérison ivoirien plafonne à 35%.
Publié le 28 août 2026 à 15:41 — mis à jour le 7 octobre 2026 à 13:33

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Dans le monde, quatre enfants sur cinq guérissent d'un cancer. En Côte d'Ivoire, c'est à peine plus d'un sur trois.
C'est ce chiffre que la Coalition des organisations de lutte contre le cancer (COLCC) met sur la table en lançant sa campagne Septembre en Or 2026, sous le thème Une seule voix pour leur vie. Les objectifs de l'opération, qui court de septembre à novembre : détection précoce, meilleure orientation des cas suspects, accompagnement des enfants malades et de leurs familles. Maître Fatou Fadika, présidente de la COLCC : « Le cancer frappe à toutes les portes. »
Le pays compte six oncologues pédiatres, quatre au CHU de Treichville, deux à l'Hôpital Mère-Enfant de Bingerville. Six spécialistes pour surveiller les cancers de tous les enfants d'un pays de plus de 30 millions d'habitants. Laure Isabelle Koffi, rappelle que ces cancers ne bénéficient pas encore d'un dépistage systématique, contrairement à d'autres pathologies pédiatriques mieux couvertes.
Des actions de sensibilisation sont prévues à Aboisso, Adiaké, Tiapoum et Grand-Bassam, loin des grands hôpitaux d'Abidjan où se concentre l'essentiel de l'expertise.
Un écart de 45 points entre le taux de guérison mondial et le taux ivoirien, ce n'est pas une fatalité biologique. C'est un écart de dépistage, de formation, de moyens. La COLCC, née en 2020 avec neuf organisations fondatrices et qui en compte une trentaine aujourd'hui, mise sur la mobilisation communautaire pour combler ce fossé.
Ce sera long. Combien de temps l'Afrique acceptera-t-elle qu'un enfant ait deux fois moins de chances de survivre selon le pays où il tombe malade ?
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