Plus de 75 effondrements de bâtiments en cinq ans. Le président ghanéen exige que les responsables administratifs des permis de construire rendent des comptes.
Publié le 9 octobre 2026 à 11:58 — mis à jour le 9 octobre 2026 à 21:39

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Qui a donné le feu vert à un bâtiment qui s'écroule ensuite sur ses occupants ? C'est la question que le président ghanéen John Dramani Mahama a posée, mardi, devant la conférence nationale sur le financement du logement à Accra, selon Citi Newsroom.
Le chef de l'État a demandé au ministère des Collectivités locales d'identifier et de sanctionner les fonctionnaires qui autorisent, ou laissent filer, des constructions dangereuses. Il vise en particulier le niveau des assemblées de district, chargées de délivrer les permis et de contrôler les chantiers, et s'agace des cas où des arrêts de travaux sont purement et simplement ignorés.
Le constat qui motive cette sortie est lourd : plus de 75 effondrements de bâtiments recensés ces cinq dernières années au Ghana, avec un à trois immeubles de plusieurs étages qui s'effondrent chaque année, rapporte Citi Newsroom. Derrière chaque chiffre, des familles qui avaient fait confiance à un permis tamponné par l'administration.
Cette annonce touche un nerf commun à beaucoup de villes africaines en pleine urbanisation accélérée. La course à la construction va plus vite que la capacité des administrations à contrôler la sécurité des chantiers. Si Accra réussit à faire tenir la chaîne de responsabilité, de la mairie de district jusqu'au promoteur, elle offrira un modèle rare sur le continent.
Reste à savoir si, cette fois, la sanction suivra vraiment la promesse. Combien de drames faudra-t-il encore pour que les villes africaines construisent aussi vite qu'elles contrôlent ?
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