Kidnappés sur l'axe Owerri-Onitsha le 1er octobre, vingt corps members du service civique nigérian ont été libérés par les forces de sécurité. Récit d'une épreuve qui interroge tout un pays.
Publié le 9 octobre 2026 à 11:58 — mis à jour le 9 octobre 2026 à 21:40

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Vingt jeunes recrues du service civique national ont de nouveau un vrai toit au-dessus de la tête. Kidnappées en pleine route le 1er octobre sur l'axe Owerri-Onitsha, elles ont été libérées mercredi, rescapées par les forces de sécurité au village d'Amakohia Ubi, dans l'ouest d'Owerri, selon Naija News.
L'affaire avait glacé l'État d'Imo. Des hommes armés avaient intercepté le véhicule qui transportait ces futurs diplômés affectés au NYSC, ce service national obligatoire qui reste un rite de passage pour toute une génération nigériane. Les ravisseurs auraient exigé jusqu'à 50 millions de nairas par otage, rapporte The Nigeria Brief, sans que la police ne confirme si une rançon a été versée.
Pourquoi cette histoire dépasse l'Imo ? Parce que le NYSC envoie chaque année des centaines de milliers de jeunes diplômés travailler loin de leur région d'origine. Un ciment national que l'insécurité routière grignote, enlèvement après enlèvement. Chaque rapt de corps members relance le débat sur la sécurisation des grands axes, et sur l'avenir même du programme.
La police reste discrète sur les détails de l'opération. Elle continue de chercher les responsables. Mais le simple fait que les vingt otages soient rentrés en vie, pris en charge médicalement, est déjà une victoire dans un pays où ce genre d'affaire se termine parfois autrement.
Combien de temps un pays peut-il demander à sa jeunesse de servir la nation sur des routes qu'il n'arrive pas à sécuriser ?
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