Diplomatie
Ouattara et le patron de l'UA : le Sahel et l'éco au centre des échanges
Reçu au Palais d'Abidjan, Mahmoud Ali Youssouf a plaidé pour sortir les pays sahéliens de l'isolement. Le même jour, il ouvrait le forum sur les frontières.
Abidjan — Publié le 23 octobre 2026 à 07:38

Mardi 20 octobre, fin de matinée, le Palais présidentiel d' accueille le président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf. Alassane Ouattara, « champion » de l'UA pour l'Agenda 2063, le reçoit pour un tour d'horizon qui touche au Sahel, à la zone de libre-échange continentale et à la monnaie commune.
Le Sahel d'abord.
Selon Koaci, Youssouf appelle à « favoriser la sortie de l'isolement des pays sahéliens » et estime que « les sanctions politiques ne doivent pas entraîner l'interruption des partenariats en matière de développement ». Le communiqué de l'UA va dans le même sens : une suspension des activités de l'Union ne doit pas signifier l'abandon des populations. Le sujet de fond est la réintégration de l'AES, , Burkina et , sortis de la CEDEAO en janvier 2025. Koaci précise que le retour à l'ordre constitutionnel reste présenté comme un préalable important.
Les deux hommes ont aussi parlé des obstacles à la ZLECAf, tarifaires, douaniers et d'infrastructures, de la « forte ambition » pour l'éco, de l'Agence africaine de notation de crédit, de l'est de la et de la Corne de l'Afrique, d'après la note d'information n°2065 de la Présidence, citée par Yeclo. Ouattara a ensuite reçu l'ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde, à Abidjan pour une revue de l'UNOWAS.
Le même jour, Youssouf ouvrait avec le Premier ministre Robert Beugré Mambé la troisième édition de l'Abidjan Border Forum. Thème : « Peuples aux frontières : culture, intégration et sécurité ». Il a appelé à ratifier la Convention de et le protocole sur la libre circulation des personnes.
Pour l'Afrique de 2050, la leçon est simple : une frontière peut être un mur ou un marché. Tout se joue dans la capacité des États à dialoguer, y compris avec ceux qui ont claqué la porte.
Faut-il ouvrir les bras à l'AES sans condition ?
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