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Le Zimbabwe est devenu un géant du lithium grâce à Pékin. Maintenant, Harare veut raffiner chez lui et arracher la marge à la Chine.
Publié le 2 juin 2026 à 09:32 UTC+0

Le lithium, c'est l'or vert du XXIe siècle. Et le Zimbabwe veut sa part du lingot, pas seulement du minerai brut.
Harare s'est hissé au rang de quatrième producteur mondial grâce à des investissements colossaux venus de Pékin, selon Le Monde Afrique. Le pays possède des gisements stratégiques pour les batteries électriques, les véhicules, la transition énergétique mondiale. Mais jusqu'ici, la valeur ajoutée part surtout en Chine.
Le gouvernement zimbabwéen souhaite désormais obliger les entreprises chinoises à raffiner le minerai sur le territoire national. L'objectif : emplois locaux, recettes fiscales, industrie lourde, réduction de la dépendance à l'exportation de matières premières non transformées. C'est la même revendication que le Nigeria sur le pétrole, que la Guinée sur la bauxite, que le Congo sur le cobalt.
L'autre face : Pékin finance les mines, les routes, parfois les hôpitaux. Imposer de nouvelles règles peut faire fuir les capitaux ou ralentir les projets. Harare joue gros. Le Zimbabwe sort à peine de décennies d'hyperinflation et de sanctions. Le lithium est une chance historique. Mal gérée, elle reproduit la malédiction des ressources.
Pour l'Afrique 2050, transformer les minerais sur le continent n'est plus un slogan d'union africaine. C'est une condition de la prospérité. Si le Zimbabwe réussit à imposer du raffinage local sans effrayer tous les investisseurs, il ouvrira une voie pour toute l'Afrique australe.
Harare a-t-il selon toi la force de négocier avec Pékin ou risque-t-il de se retrouver seul avec ses gisements ?
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Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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