Décryptages, analyses et reportages — l'Afrique vue par la jeunesse afro-francophone.
Le 12 mai 2026, l'Assemblée législative du peuple du Burkina Faso a adopté des textes donnant force de loi à la « Faso Bu Kaoré », le système de justice traditionnelle burkinabè. La junte construit en parallèle un système judiciaire alternatif fondé sur les coutumes ancestrales.
Par arrêté du 12 mai 2026, le gouvernement burkinabè suspend 247 nouvelles associations, portant à 929 le total des structures mises à l'arrêt depuis le 15 avril. Parmi elles figurent des ONG de droits humains, de santé et de défense des droits des femmes. Ibrahim Traoré resserre son étau.
Le 12 mai 2026, à la 87e session de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples à Banjul, le ministre congolais des Droits humains Samuel Mbemba a dénoncé les exactions attribuées à l'armée rwandaise et à ses supplétifs au Nord et Sud-Kivu. Crimes de guerre et possibles crimes contre l'humanité.
Le 10 mai 2026, la France a promulgué sa loi sur la restitution des biens culturels africains à leurs pays d'origine. Deux jours plus tard, le 12 mai à Nairobi, Emmanuel Macron a cité cette loi comme preuve de son « bilan africain ». La séquence dit tout sur l'art de la mise en scène diplomatique.
Le 8 mai 2026, la plus haute juridiction sud-africaine invalide le vote du Parlement de 2022 qui protégeait Ramaphosa dans le scandale Phala Phala (580 000 dollars cachés dans un canapé). Le 11 mai, Ramaphosa déclare à la télévision qu'il ne démissionnera pas. Il saisit lui-même les tribunaux.
Le 12 mai 2026, lors des Journées nationales d'engagement patriotique, Ibrahim Traoré a appelé les Burkinabès à combattre la dépendance alimentaire. Le même jour, son gouvernement signait l'arrêté suspendant 247 nouvelles associations, portant le total à 929. L'oxymore burkinabè du moment.
Le 12 mai 2026 à Nairobi, Emmanuel Macron a répondu publiquement à la mise au point de l'ex-Premier ministre malien Choguel Maïga, publiée depuis sa cellule de Bamako. Macron avait jugé que « la junte malienne n'a pas pris la meilleure décision » en expulsant les troupes françaises. Maïga avait répliqué. Le cycle de cinq ans de rupture franco-sahélienne s'écrit encore.
Le 11 mai 2026, Felix Tshisekedi et Yoweri Museveni ont présidé à la signature de six mémorandums d'entente à Kampala : rail, guichets frontaliers, commerce, énergie et sécurité. Le 12 mai, Tshisekedi assistait à l'investiture de Museveni pour son septième mandat. Le Rwanda se retrouve progressivement isolé dans la région.
Le 8 mai 2026, Félix Tshisekedi a déclaré publiquement qu'il accepterait un troisième mandat « si le peuple le demande ». Martin Fayulu accuse Tshisekedi et Kagame d'être en « entente parfaite ». Moïse Katumbi évoque la haute trahison. Huit partis d'opposition font front commun. Le spectre de 2015 plane.
Depuis les attaques coordonnées du 25 avril 2026, le JNIM a engagé un blocus économique progressif sur Bamako. Des camions de denrées alimentaires en provenance du Sénégal, de la Mauritanie, de la Guinée et de la Côte d'Ivoire ont été incendiés sur les routes d'accès à la capitale malienne.
Le 12 mai 2026, la République du Congo a officiellement demandé l'ouverture de négociations avec le FMI pour un nouveau programme économique. Six semaines après le voyage d'État de Sassou Nguesso à Moscou et ses accords avec Poutine, Brazzaville cherche aussi un filet de sécurité financier occidental.
Le 11 mai 2026, le président de l'ADCI et maire de Tiassalé a été empêché d'embarquer pour le Canada à vingt minutes du décollage, sur instruction verbale du procureur. Ni inculpé, ni sous contrôle judiciaire selon son parti. Son vol est parti sans lui à 21h10. Il est convoqué le 15 mai.