La Direction générale des transports terrestres a lancé, ce 29 août, la phase répressive de sa traque aux équipements dangereux sur les gbaka d'Abidjan : pare-chocs surdimensionnés, renforts métalliques, bavettes mal ajustées.
Publié le 30 août 2026 à 11:35 — mis à jour le 4 octobre 2026 à 07:23

Ecouter l'article
Un pare-chocs métallique qui dépasse de cinquante centimètres. Une bavette qui traîne au sol et projette de la poussière sur le pare-brise du véhicule suivant. Voilà ce qui peut désormais coûter cher à un chauffeur de gbaka à Abidjan.
Depuis ce samedi 29 août, la Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC), en partenariat avec la gendarmerie nationale, est entrée dans la phase répressive de sa campagne contre les équipements jugés dangereux sur les minibus de transport en commun, a annoncé la DGTTC dans une publication Facebook relayée par AfrikSoir. Sont visés les pare-chocs métalliques surdimensionnés, les renforts excessifs à l'avant et les bavettes mal ajustées à l'arrière des pneus. La mesure ne tombe pas du ciel : dès mai, Connectionivoirienne annonçait la traque prochaine des dabagaou et bavettes fantaisistes, et KOACI comme RTI Infos avaient confirmé, en juin, une opération de mise en conformité administrative sur l'ensemble du Grand Abidjan, avec une échéance fixée au 30 juin pour la mise en conformité volontaire.
Trois mois de sensibilisation plus tard, place à la contravention et à la fourrière.
Pour des dizaines de milliers de chauffeurs qui vivent de ce transport informel, chaque pièce retirée a un coût réel, en temps d'immobilisation comme en argent. Mais pour les passagers, ces équipements bricolés ont longtemps été des risques ordinaires banalisés : visibilité réduite, carrosseries qui blessent en cas de choc, poussière qui aveugle les motos environnantes.
Abidjan est l'une des capitales économiques les plus denses du continent, et son transport informel restera, encore longtemps, l'épine dorsale de la mobilité de millions d'habitants. Moderniser ce secteur sans l'écraser, c'est l'équation que la Côte d'Ivoire doit résoudre bien avant 2050, quand le Grand Abidjan comptera plusieurs millions d'habitants de plus.
Vous qui prenez le gbaka tous les jours : cette traque va-t-elle vraiment améliorer votre trajet, ou juste faire grimper le prix de la course ?
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…