Le Conseil des ministres a validé jeudi une enveloppe de plus de 104 milliards FCFA pour la SONABEL et l'Agence Faso Vêenem. Objectif affiché : 70% d'électrification d'ici 2030.
Publie le 11 septembre 2026 à 15:29 - mis a jour le 11 septembre 2026 à 21:49

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Une ampoule qui s'allume enfin dans un village qui n'a connu que la bougie. C'est la promesse derrière les plus de 104 milliards de FCFA validés ce jeudi 10 septembre 2026 par le Conseil des ministres du Burkina Faso, réuni à Bobo-Dioulasso sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré.
Selon Reflet Info, l'enveloppe doit renforcer les capacités opérationnelles de la SONABEL et de l'Agence Faso Vêenem, les deux bras armés de la politique énergétique nationale. Burkina24, qui a publié le compte rendu intégral du Conseil, précise le chiffre exact : 104,175 milliards de FCFA, destinés à moderniser les équipements de transport d'électricité et à étendre le réseau de distribution jusque dans les écoles, les centres de santé et les foyers. D'après ce média, l'initiative doit permettre de raccorder plus de 250 000 ménages et petites entreprises.
Le ministre de l'Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a fixé le cap : porter le taux d'électrification national à 70% à l'horizon 2030, dans un pays où des pans entiers du territoire restent encore dans le noir dès la tombée du jour. L'Observateur Paalga confirme l'ambition et rappelle que l'objectif dépasse la seule question du confort : réduire la dépendance énergétique d'un pays engagé, avec le Mali et le Niger, dans une refondation économique voulue souveraine.
Le Burkina Faso n'est pas un cas isolé. De Bamako à Niamey, l'accès à l'électricité reste le premier obstacle à l'industrialisation d'un continent qui compte encore, selon les organismes internationaux, plusieurs centaines de millions de personnes sans courant stable. Si l'Afrique de 2050 veut transformer sa matière première plutôt que l'exporter brute, elle devra d'abord s'éclairer elle-même, usine par usine, village par village.
Reste une question que 104 milliards de FCFA ne suffisent pas à trancher à eux seuls : un pays peut-il vraiment gagner la bataille de la souveraineté sans gagner d'abord celle de l'électricité ?
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