Le ministère de l'Enseignement supérieur a orienté 98,1% des bacheliers préinscrits pour la session 2026, avec une progression de la part du public face au privé.
Publié le 27 août 2026 à 17:13 — mis à jour le 4 octobre 2026 à 11:43

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Pour des dizaines de milliers de jeunes Ivoiriens, jeudi 27 août à 10 heures marque la fin d'une attente qui a duré tout l'été.
Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé, lors d'un point de presse tenu le 26 août, l'orientation de 88 848 bacheliers pour la session 2026, soit 98,1% des 90 548 candidats préinscrits. Les résultats seront consultables dès jeudi sur la plateforme officielle d'orientation. Selon le professeur Arsène Kobea, directeur de cabinet du ministère, la part du secteur public progresse: 26 771 bacheliers, soit 30,1% des préinscrits, y ont été orientés, contre 27% en 2025. Le privé, qui absorbait encore 72,3% des effectifs l'an dernier, recule légèrement à 69,86%, une évolution que le ministère attribue à l'ouverture de nouveaux établissements publics. Les candidats souhaitant changer d'orientation pourront le faire gratuitement en ligne du 28 août au 2 septembre.
Derrière ces pourcentages se joue une bataille silencieuse mais décisive: celle de la capacité d'un pays à former sa jeunesse sans la contraindre à s'endetter dans le privé faute de places publiques suffisantes. Chaque point gagné par les universités publiques représente des milliers de familles qui n'auront pas à financer une scolarité coûteuse.
À l'échelle du continent, la martingale est la même partout: sans un enseignement supérieur public solide et accessible, aucun pays africain ne pourra tenir le pari démographique qui l'attend d'ici 2050, quand des centaines de millions de jeunes chercheront une place dans l'enseignement supérieur.
Combien, parmi ces 88 848 nouveaux orientés, retrouveront dans les amphithéâtres publics la qualité d'encadrement que le privé leur promettait à prix d'or?
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