Après cinq jours de travaux à Bamako, les experts ivoiriens et maliens ont validé le tracé définitif de leur frontière commune, ouvrant la voie à la signature d'un traité de délimitation.
Publié le 27 août 2026 à 17:18 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 21:52

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Une frontière qui s'était longtemps dessinée au gré des interprétations locales vient enfin de trouver sa ligne définitive sur la carte.
Réunis à Bamako du 21 au 25 août, les experts ivoiriens et maliens de la Commission technique mixte de matérialisation de la frontière ont adopté par consensus le tracé définitif de leur limite commune, ainsi que l'avant-projet de traité de délimitation. Cette quatrième réunion de la commission s'appuyait sur les résultats d'une mission conjointe de reconnaissance technique menée en avril dans la zone de Pogo, côté ivoirien, et de Zégoua, côté malien. « Nous franchissons un cap historique.
Ce tracé, désormais clair et partagé, est le fruit d'un travail rigoureux et d'une volonté commune de faire de notre frontière un espace de paix et de coopération », a déclaré Diakalidia Konaté, secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de Côte d'Ivoire, qui conduisait la délégation ivoirienne.
La prochaine étape sera la signature officielle du traité par les deux gouvernements, avant le déploiement des opérations de bornage sur le terrain, prévu avant la fin de l'année.
Loin d'être un simple exercice de cartographie, ce type d'accord conditionne la sécurité des populations riveraines autant que celle des investissements agricoles, pastoraux et miniers qui traversent la zone. Dans un Sahel où les frontières héritées de la colonisation restent parfois sources de tensions, la Côte d'Ivoire et le Mali choisissent la voie inverse: transformer une ligne imprécise en outil d'intégration régionale, conformément au Programme frontière de l'Union africaine.
D'ici 2050, ce sont des dizaines de frontières africaines qui devront suivre cet exemple pour que la libre circulation promise par la Zone de libre-échange continentale devienne une réalité vécue, et non un slogan de sommet.
Reste à savoir si la signature du traité, elle, interviendra aussi vite que l'a promis l'enthousiasme affiché à Bamako.
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