Électricité
Madagascar : plus de 1 000 milliards d'ariary pour la Jirama, et toujours des délestages
Le colonel Randrianirina s'étonne que la compagnie publique n'ait pas mis fin aux coupures malgré les aides. La Jirama évoque la baisse de l'hydroélectricité, des pannes et des incidents de réseau.
Antananarivo — Publié le 27 octobre 2026 à 10:02

Les camions-citernes ont été remis. Les coupures, elles, n'ont pas reculé.
Lundi 26 octobre à Mandroseza, le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, a remis 12 camions-citernes à la Jirama, financés par le projet PAAEP de la Banque mondiale en réponse aux cyclones Gezani et Fytia, selon L'Express de .
Il a profité de la cérémonie pour s'étonner que la compagnie n'ait pas mis fin aux délestages. « Ce qui est étonnant, c'est que la situation reste toujours inchangée », a-t-il dit, d'après Newsmada. Et encore : « Nous assurons les financements, et c'est à vous de faire le travail. »
Newsmada retrace une semaine difficile.
Le 21 octobre, un déficit de 12 MW et la baisse du barrage d'Andekaleka. Le 22, un déficit de 25 MW après la panne de la turbine TAC 1. Le 23, deux turbines hors service à Ambohimanambola. Le 25, un transformateur explose au poste de Tana-Sud et une tête de câble prend feu à Tana-Ouest. L'Express, de son côté, chiffre le déficit à 22 MW : les bilans varient selon les jours.
Côté argent, le chef de l'État évoque plus de 1 000 milliards d'ariary d'aides, alors que Newsmada écrivait la veille « près de 1 000 milliards » sur 2023-2026. Une nouvelle subvention de 830 milliards a été signée la semaine passée, dont il estime que 75 à 85 % iront à l'électricité. Tous ces chiffres sont officiels et n'ont pas été audités.
Le directeur général, le général Hajatiana Rasolomanana, promet de réviser des contrats : « Plusieurs contrats doivent être étudiés de près et corrigés ». Il veut réduire la dépendance aux producteurs privés et miser sur le solaire. L'Express rappelle qu'environ 20 % de la population seulement est desservie par la Jirama, qui vend sous le coût de production.
Pour 2050, l'enjeu n'est pas le montant des aides mais ce qu'elles produisent en kilowattheures. Injecter de l'argent dans une compagnie sans réformer sa gouvernance revient à remplir un seau percé.
Faut-il, selon toi, ouvrir davantage la production d'électricité au privé ou la garder entre les mains de l'État ?
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