Le Togo avance vers la ratification de l'accord BBNJ sur la biodiversité marine, un texte qui doit renforcer sa gouvernance maritime et son économie bleue.
Publié le 27 août 2026 à 16:14 — mis à jour le 9 octobre 2026 à 09:43

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Les deux tiers de l'océan mondial n'appartiennent à aucun État. Le Togo veut désormais peser sur la manière dont on les gère.
Le Sénat togolais a adopté le 20 août la ratification de l'Accord relatif à la conservation et à l'utilisation durable de la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, plus connu sous le nom d'accord BBNJ. Ce texte, entré en vigueur en janvier après avoir atteint le nombre de ratifications requis, constitue le troisième accord d'application de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Il repose sur quatre piliers: le partage équitable des ressources génétiques marines, la création d'aires marines protégées, les études d'impact environnemental et le renforcement des capacités des États en développement. Une série d'ateliers réunit jusqu'au 27 août à Lomé les administrations publiques, les collectivités littorales et la société civile pour préparer la position nationale du Togo en vue de la première Conférence des parties, prévue en janvier 2027 à New York.
Pour Lomé, l'enjeu dépasse la diplomatie environnementale. Le ministère chargé de l'Économie maritime rappelle que 70% des activités économiques togolaises sont liées au littoral, et que la pêche représente à elle seule 4,5% du PIB national.
Alors que les grandes puissances industrielles multiplient les projets d'exploitation minière des fonds marins, souvent sans considération pour les pays côtiers les plus vulnérables, la capacité de l'Afrique à peser collectivement dans ces négociations internationales sera déterminante pour ne pas revivre, sous une autre forme, le pillage de ses ressources terrestres.
Le Togo saura-t-il transformer cette ratification en participation active aux mécanismes de gouvernance, plutôt qu'en simple signature protocolaire?
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