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Hakainde Hichilema promulgue une loi consacrant la gratuité scolaire. Depuis 2021, plus de 41 000 enseignants recrutés et des inscriptions en hausse.
Publié le 6 juin 2026 à 12:23 UTC+0

Un pays transforme une promesse de campagne en obligation légale.
Le président zambien Hakainde Hichilema a promulgué une loi faisant de la gratuité de l'éducation un droit légal pour tous les enfants. Ce n'est pas un simple symbole. Depuis son arrivée au pouvoir en 2021, Lusaka avait déjà supprimé les frais de scolarité du préscolaire au secondaire, avec des effets visibles : hausse des inscriptions, recrutement de plus de 41 000 enseignants, extension des programmes d'alimentation scolaire.
La promulgation consolide une politique testée sur le terrain. Elle envoie aussi un message continental : l'accès à l'école peut être financé par l'État quand la volonté politique existe. Dans plusieurs pays voisins, les familles continuent de payer frais d'inscription, uniformes, cantines et cours du soir. Chaque rentrée est une course contre l'exclusion.
La Zambie n'est pas un géant pétrolier. Son exemple alimente donc un débat simple et brûlant : si Lusaka a pu, pourquoi d'autres capitales estiment que c'est impossible ? La réponse tient souvent à la dette, à la corruption, à des priorités budgétaires orientées vers la sécurité ou les grands chantiers prestigieux.
Gratuité ne signifie pas qualité automatique. Il faut des salles de classe, des manuels, des enseignants formés et payés à temps. Mais retirer le prix comme barrière à l'entrée reste une révolution silencieuse pour des millions de foyers.
Combien de pays africains suivront la voie zambienne, et combien continueront à demander aux parents de financer ce que l'État devrait garantir ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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