Santé et sanctions
Zimbabwe : l'Africa CDC réclame la levée « immédiate et sans condition » des sanctions
L'agence sanitaire de l'Union africaine soutient l'appel d'Addis-Abeba et avertit que la santé ne doit pas être une victime collatérale des conflits politiques. Les sanctions visées ne sont pas précisées.
Addis-Abeba — Publié le 27 octobre 2026 à 10:12

La santé entre dans le débat sur les sanctions, et c'est l'Africa CDC qui la pousse sur la table.
Dans un communiqué du dimanche 25 octobre, l'agence sanitaire de l'Union africaine demande « l'immédiate et inconditionnelle levée des sanctions unilatérales » contre le , selon New Zimbabwe et allAfrica.
Elle soutient l'appel lancé le 23 octobre par le président de la Commission de l'UA, Mahmoud Ali Youssouf, qui visait les sanctions contre des institutions et des individus zimbabwéens.
Son directeur général, Jean Kaseya, a formulé l'argument central : « Health must never be collateral damage in political disputes », autrement dit, la santé ne doit jamais payer les frais des différends politiques.
L'agence craint des obstacles de financement et des coûts plus élevés pour les médicaments, les vaccins et les diagnostics, avec un effet sur les enfants, les femmes enceintes et les malades chroniques. Elle promet son appui au ministère zimbabwéen de la Santé : surveillance, laboratoires, personnels, urgences.
L'Union africaine, de son côté, estime que les sanctions freinent l'accès au système financier, découragent l'investissement et pèsent sur la Vision 2030, l'Agenda 2063 et les objectifs de développement durable.
Une précision s'impose. Les deux textes que nous avons lus reprennent le même communiqué : ce n'est pas une vérification indépendante. Ils ne disent pas quelles sanctions sont visées ni quels pays les ont imposées, et aucune réaction du gouvernement zimbabwéen n'y figure.
New Zimbabwe note que le niveau des sanctions varie selon les pays, certaines étant allégées ou levées. Les positions de l'Africa CDC et de l'UA sont des positions d'institutions, pas des constats chiffrés.
Pourquoi suivre ce dossier ? Parce que l'Africa CDC s'affirme comme un acteur politique, plus seulement technique. À mesure que le continent veut parler d'une seule voix sur la santé, ses prises de position sur la diplomatie pèseront davantage, et feront débat.
Une agence de santé doit-elle se mêler de sanctions, ou doit-elle s'en tenir aux laboratoires et aux vaccins ?
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