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Le 22 avril 2026, Macky Sall a passé son grand oral devant les 193 États membres de l'ONU. Seul Africain en lice pour succéder à Guterres, il ne bénéficie ni du soutien du Sénégal ni de l'Union africaine.
Publié le 25 avril 2026 à 08:50 UTC

Le 22 avril 2026, l'ancien président sénégalais Macky Sall a passé son «grand oral» devant les 193 États membres de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York. Ce n'est que la deuxième fois dans l'histoire de l'ONU que ce type d'audition publique pour le poste de secrétaire général est organisé. Macky Sall clôturait une série de quatre candidats. Il est le seul Africain en lice.
Les quatre candidats à la succession d'António Guterres (dont le mandat s'achève au 31 décembre 2026) sont l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le diplomate argentin Rafael Grossi, la Costaricienne Rebeca Grynspan, et Macky Sall. Devant l'Assemblée générale, Sall a articulé son programme autour de trois axes : le dialogue, l'écoute et la consultation. Il a mis en avant ses quatre décennies d'expérience dans la gestion publique, sa présidence de l'Union africaine en 2022, et son engagement pour le multilatéralisme.
Sa candidature est portée par le Burundi, qui préside l'Union africaine. Mais elle ne bénéficie pas du soutien de l'UA elle-même, ni de celui du Sénégal. Vingt États membres africains, dont le Sénégal de l'actuel président Faye, ont exprimé leur opposition à sa candidature. Un diplomate a estimé que cette candidature «divise l'Afrique» et risque de «ternir le début de la présidence burundaise de l'UA».
Face à ces tensions, Macky Sall a répondu avec pragmatisme : «Pour être candidat, il suffit d'être parrainé par un État membre. Idéalement, ce soutien provient de votre propre pays, mais son absence ne saurait constituer un obstacle. Je ne suis pas superstitieux.»
L'Afrique représente 54 États membres à l'ONU, soit plus du quart du total. Et pourtant, aucun Africain n'a jamais occupé le poste de secrétaire général.
Boutros Boutros-Ghali (Égypte) s'en était approché entre 1992 et 1996, mais son mandat unique n'avait pas été renouvelé à cause du veto américain.
La candidature de Macky Sall pose une question fondamentale : pourquoi l'Afrique ne peut-elle pas s'unir derrière l'un des siens ? Un continent de 1,4 milliard d'habitants, un quart de l'Assemblée générale, et une incapacité à présenter un candidat unifié. L'Afrique 2050 que nous voulons construire ne peut pas se permettre cette fragmentation.
Que penses-tu de la candidature de Macky Sall à l'ONU ?
Source image de couverture : afrique confidentielle
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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